L’expérience a parlé !

05/10/2011

Une étape courte de 310 km avec une spéciale de 286 km, des concurrents satisfaits d’avoir pu atteindre le bivouac de bonne heure leur permettant de récupérer de leurs trois journées couvertes avant d’effectuer dès demain, la deuxième partie du rallye.

La caractéristique de la journée, la variété des terrain, fut le maître mot dans la bouche des pilotes. Certains n’ont pas apprécié le début caillouteux, d’autres la partie rapide qui la concluait. Il fallut donc, trouver un juste milieu mais, la traversée du désert a mis tout le monde d’accord.

Marc Coma renoue avec la victoire après l’avoir laissée à Helder Rodrigues la veille. Un Coma parti en quatrième position ce matin, par sa place acquise hier, il fut impérial aujourd’hui selon ses trois prédécesseurs. Que ce soit, Jordi Viladoms (Yamaha) élancé deux minutes auparavant, Jakub Przygonski (KTM) ou l’ouvreur, Helder Rodrigues (Yamaha) tous ont reconnu que Marc était au-dessus du lot. En chœur, ils avouent ne pas avoir pu « prendre sa roues et suivre son rythme », chacun se contentant de rester concentré et de veiller aux nombreux pièges tracés par la piste.

‘Chaleco’ Lopez aurait aimé rouler avec ses copains, mais le carter de son Aprilia lui joua un mauvais tour. Après son embrayage du premier jour et le carter aujourd’hui, le Chilien devenu philosophe espère reprendre la piste demain pour poursuivre son come-back.

Jean-Louis Schlesser enfonce le clou

Deuxième victoire pour Jean-Louis Schlesser qui, à l’image de Marc Coma, a fait parlé l’expérience. Le pilote du Buggy 2 roues motrices a joué un moment dans la spéciale avant de laisser filer Boris Gadassin à fond et de le retrouver quelques kilomètres plus loin changeant une roue… Par contre, son compatriote Miroslav Vasiliev beaucoup moins chanceux, a effectué un tonneau !

La régularité – il n’amuse pas le terrain – se montre extrêmement payante pour le Japonais Jun Mitsuhashi (Toyota). Une deuxième place dans la spéciale, la même au général : « Il roule bien, écoute et nous n’avons aucun problème » précise le français Alain Guehennec, son navigateur. La famille Cinotto, le père Michele et ses deux fils, Pietro et Carlo sont rentrés sans encombre avec leur trois Nissan Pathfinder du Team Dessoude.

Le Buggy du Team Objectif Dunes avec Bernard Touzery et Benoît Maurice continue son festival malgré une crevaison.

Quant à Thierry Magnaldi, les galères s’enchaînent mais, le moral du Varois ne s’en trouve pas altéré.

ILS ONT DIT

MOTOS

Marc Coma : « Personnellement, ce fut une bonne journée. Ce qui m’a permis de faire la différence, partir de la quatrième position. J’ai tout d’abord repris Jordi (Viladoms), puis Jakub (Przygonski) et fait la jonction avec Helder (Rodrigues) au km 80 de la spéciale. Nous poursuivons parallèlement nos tests de suspensions, ce n’est pas nouveau ici, nous les développons depuis notre retour du Dakar. »

Helder Rodrigues : « Ouvreur aujourd’hui, cela n’a pas duré longtemps avant que Marc ne me rattrape. J’ai su rester calme en gardant mon rythme car, Marc est vraiment impressionnant. Il roule vite et propre. Je me suis contrôlé car j’ai le titre de Champion du Monde en tête, ce n’est pas le moment de prendre de risque. »

Jordi Viladoms : « Après mon accident j’ai beaucoup travaillé mon physique mais aussi sur la Yamaha : moteur, châssis, suspensions… C’est une moto qui me met en confiance. Elle est moins dangereuse que la ‘grosse’ du passé mais nous roulons en permanence à fond pour aller vite ! Aujourd’hui, la spéciale était difficile avec beaucoup de cailloux et des trous sur lesquels, je ne suis pas parvenu à trouver le bon rythme. Marc (Coma) m’a doublé rapidement après le départ, je n’ai pu lui prendre la roue, il était trop rapide. Je me suis attaché à rester concentré. L’étape était technique, Marc a fait la différence, son expérience a parlé. »

Jakub Przygonski : « Je suis parti deuxième ce matin et au km 60 j’ai rattrapé Helder. Très rapidement, Marc est arrivé. C’est alors que j’ai senti que quelque chose ne tournait pas rond, j’ai préféré m’arrêter pour vérifier et j’ai perdu environ 4 minutes. J’étais un peu moins en rythme qu’hier et j’ai franchi la line d’arrivée tout seul… »

Marek Dabrowski : « C’est assez difficile pour moi aujourd’hui sur les cailloux. Je n’étais pas très à l’aise et j’ai préféré ralentir. Je suis revenu un peu sur la fin mais je suis quand même assez loin. »

Jacek Czachor : « Je ne suis pas mécontent de ma spéciale aujourd’hui, ce n’était pas si mal mais sur les cailloux je suis resté très prudent. Ce n’était pas un terrain très facile. »

Jes Munk : « Sur cette étape caillouteuse au début puis sablonneuse, j’ai roulé seul une grande majorité de l’étape. J’apprends beaucoup sur le plan navigation, je ne peux pas nier toutefois, que parfois j’utilise les traces. La dernière partie de l’étape dans le désert blanc est surprenante ! Ma nouvelle KTM va très bien et moi aussi ! »

Christian Colombo : « J’ai roulé tranquille durant la première partie de l’étape puis, très vite quand elle l’est devenue. Le mixte était fantastique. Je m’amuse beaucoup, c’est mon premier rallye et je me sens chanceux de découvrir cette discipline en Egypte. «

Edouard Boulanger : « Dans les trous et les cailloux, je me suis blessé au poignet. J’ai eu de la chance de rallier le CP1 où un des médecins l’a pansé. J’ai pu finir dixième, pas trop mal en raison des conditions. »

Camelia Liparoti : « Malade le premier jour, depuis hier je suis de nouveau moi-même. L’étape 2 était digne de l’appellation ‘Dakar’. Aujourd’hui, elle était très rapide mais avec beaucoup trop de cailloux. J’ai hâte de retrouver les grandes dunes… »

AUTOS

Jean-Louis Schlesser : « Gadasin est revenu sur nous au km 63, il nous a passés et nous l’avons suivi prudemment en raison des très nombreux cailloux. Finalement, il a crevé entre le km 160 et 170 et nous avons repris la tête jusqu'à l’arrivée. Ce fut une nouvelle fois, une magnifique étape. »

Jun Mitsuhashi : « Nos performances quotidiennes sont satisfaisantes. Cette année, les Pharaons sont plus durs que l’année dernière. Jusqu’à maintenant, il nous réussit. Je n’ai pas vu Schesser de toute la spéciale, seuls les deux protos G-Force m’ont dépassé puis, je les ai retrouvé dans le sable avec des problèmes. Cette course est un bon entraînement avant le Dakar. »