Cinq dans un mouchoir…

07/10/2011

Ce n’est pas tous les jours son anniversaire, c’est pourtant aujourd’hui, celui de Marc Coma qui fête ses 35 ans ! Son premier cadeau, il se l’offre en signant le troisième scratch sur les cinq étapes disputées. En autos, Jean-Louis Schlesser, en attaque permanente, ne cesse d’agrandir son avance…

C’était la journée la plus difficile du Rallye des Pharaons et elle le fut. A l’unanimité les concurrents n’ont pas été épargnés sur les 444 km de la spéciale, ils sont toujours accompagnés par un soleil de plomb. Les cinq premières motos du classement général ont roulé ensemble une bonne partie de la spéciale comme si… ils avaient le besoin de s’épier et de se surveiller ! Certes, si Marc Coma auteur de son troisième succès en cinq jours de course sur les six du rallye possède un coussin d’avance de 14’53’’, la bataille que se livrent les deux pilotes Yamaha, Jordi Viladoms (2ème de la spéciale) et Helder Rodrigues (5ème de la spéciale) pour la place de dauphin est sans concession. A ces trois cadors de la discipline, se sont joints sur le secteur, ‘Chaleco’ Lopez sur son Aprilia et le Polonais Jakub Przygonski sur sa KTM. A eux cinq, le rythme s’est montré très élevé et, les kilomètres vite avalés. Marek Dabrowski (KTM) termine 6ème sans avoir pu accrocher le ‘TGV’. Il précède l’italien Andréa Mancini (Honda) et Jun Munk (KTM). Pointe ensuite le premier français, Edouard Boulanger (Aprilia) particulièrement régulier.

Au général, après Marc Coma, Jordi Viladoms a repris l’avantage sur Helder Rodrigues pour moins de 6 minutes. Les deux pilotes Yamaha devront se contrôler au cours de la dernière étape sans perdre de vue le Polonais Jakub Przygonski qui leur colle aux basques…

Coriace Schlesser !

Derrière Jean-Louis Schlesser de nouveau vainqueur de l’étape (4 victoires sur 5 étapes disputées), le plateau s’est calmé ! L’homme au Buggy ‘bleu’ se montre résistant sur la piste, il colle à chacune de ses représentations plus de trente minutes à son premier chasseur. Aujourd’hui, c’est Boris Gadasin (G-Force) qui termine à la deuxième place et qui précède Vadym Nesterchuk (Mitsubishi L200) navigué par le français Laurent Lichtleuchter. C’est la meilleure performance à ce jour, de l’équipage.

Le Japonais Jun Mitsuhashi (Toyota T2) associé au français Alain Guehennec, peut se permettre de gérer son avance au général, plus de 20minutes le séparent du Russe Gadasin, installé à la troisième. Le Roumain Costel Casuneanu est resté sage au volant de son Mitsubishi Pajero MPR13. Par contre, un coup dur frappe l’équipage français Bernard Touzery-Benoît Maurice (Buggy Porsche), 7ème au général après l’étape 4 . En effet, les deux toulousains de chez Airbus sont arrêtés dans les dunes avec un sérieux problème mécanique…

La dernière étape entre Tibniya et Le Caire sera longue de 414 km et comportera une spéciale de 350 km. Tout peut encore arriver !

ILS ONT DIT

MOTOS

Marc Coma (KTM) : « La journée fut dure, notamment avec une quinzaine de kilomètres de sable très mou, très technique. Pour ne pas risquer de tomber en panne d’essence, j’ai un peu levé le pied avant le ravitaillement. Ensuite, je suis reparti et j’ai attaqué… à fond ! Juste un petit plantage dans les premières dunes, le temps d’analyser la situation et de retrouver le bon rythme. »

Jordi Villadoms (Yamaha) : « Cette étape était difficile. Nous avons roulé tous les cinq ensemble (Coma, Rodrigues, Przygonski, Lopez) et après le CP1, j’ai trouvé un bon rythme. Rouler ensemble a un côté très sympa, cela permet de contrôler ses adversaires ce qui m’a permis de reprendre 6 minutes à Helder et de ce fait, au général, je reprends la deuxième place. Il me reste encore demain pour la conserver… Mais un podium serait déjà bien ! »

Helder Rodrigues (Yamaha) : « J’ai ouvert la piste durant 240 km avant que Coma et Przygonski me rejoignent. Ensuite, nous avons formé une bande à cinq au CP1… Il me reste encore une étape pour le titre et aujourd’hui, ce n’était pas facile, je suis resté avec eux en roulant dernier ! »

Marek Dabrowski (KTM) : « C’était une étape typiquement africaine avec sur chaque portion des spécificités en termes de difficultés. Il y avait pas mal de jumps de type enduro à négocier avec précaution mais aussi beaucoup de sable sur la deuxième partie et par endroits, il était très mou. J’ai terminé à mon rythme et à ma place. »

Jakub Przygonski (KTM) : « La spéciale était très belle mais également très longue. J’ai bien roulé sur le début, assez vite et au ravitaillement, j’étais deuxième derrière Marc. Dans les dunes, Marc a fait une petite faute et s’est planté, alors je me suis retrouvé en tête… ce fut de courte durée car plus loin, c’est moi qui me suis ensablé et mon moteur a calé. Le temps de repartir et toute la meute était revenue ! J’ai recollé au peloton et nous avons franchi la ligne d’arrivée pratiquement ensemble. »

Chaleco Lopez (Aprilia) : « Je me suis beaucoup amusé sur cette spéciale. J’ai senti que l’étape était pour moi. J’ai pu enfin rouler avec mes quatre potes. Je me suis senti bien car, habituellement j’avançais derrière eux ! Ça me démontre aussi, qu’il faut faire de gros efforts pour être devant. »

Lillian Lanceleeve (Quad) : « Une belle étape mais longue. Mon arrivée dans les dunes était trop tardive, de ce fait le sable était très mou. Schlesser m’a dépassé, son Buggy a creusé des traces très profondes. J’ai du faire attention de ne pas y rouler dedans ! Les autres Quads vont arriver certainement tard, les pilotes vont être exténués. »

AUTOS

Jean-Louis Schlesser (Buggy) : « Très belle et très dure spéciale. Je pense que pour certains ce sera très difficile. Une journée vraiment placée sous le signe du hors piste… La problématique trouver les Waypoints dans les dunes enchevêtrées. Sur les 70 derniers kilomètres, nous avons eu droit à une série de jumps très rapprochés… ça secouait ! »

Boris Gadasin (G-Force) : « Une étape intéressante longue et très difficile en particulier à mi-parcours. Je la compare à une journée de sable au Abu Dhabi Désert Challenge. Après le CP2 (à 70 km del’arrivée), j’ai rencontré un problème de boîte de vitesses et sur les cailloux et avec les ondulations, nous avons été sacrément secoués. »

Vladimir Vasiliev (G-Force) : « Dans la partie de cailloux blancs, j’ai vécu un problème de suspension. Au quotidien, je rencontre un problème technique différent. Avant les Pharaons, je ne roulais que sur des Baja, les Pharaons sont mon second rallye-raid, je découvre ! Aujourd’hui, c’était amusant mais très difficile de se piloter dans le sable. »